Jaques Prevert

Jaques Prevert
L'école des beaux-arts

Dans une boîte de paille tressée
Le père choisit une petite boule de papier
Et il la jette
Dans la cuvette
Devant ses enfants intrigués
Surgit alors
Multicolore
La grande fleur japonaise
Le nénuphar instantané
Et les enfants se taisent
Émerveillés
Jamais plus tard dans leur souvenir
Cette fleur ne pourra se faner
Cette fleur subite
Faite pour eux
A la minute
Devant eux.

# Gepost op woensdag 11 februari 2009, 06u53

René François Ghislain Magritte

René François Ghislain Magritte
MAGRITTE

Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des illustrations des titres.

# Gepost op woensdag 11 februari 2009, 07u02

Gewijzigd op woensdag 11 februari 2009, 07u29

Pablo Picasso

Pablo Picasso
PICASSO

Pour apprendre quelque chose aux gens, il faut mélanger ce qu'ils connaissent avec ce qu'ils ignorent.

# Gepost op woensdag 11 februari 2009, 07u08

Gewijzigd op woensdag 11 februari 2009, 07u30

Salvador Dali

Salvador Dali
La Vie immédiate
Salvador Dali


C'est en tirant sur la corde des villes en fanant
Les provinces que le délié des sexes
Accroît les sentiments rugueux du père
En quête d'une végétation nouvelle
Dont les nuits boule de neige
Interdisent à l'adresse de montrer le bout mobile de son nez.

C' est en lissant les graines imperceptibles des désirs
Que l'aiguille s'arrête complaisamment
Sur la dernière minute de l'araignée et du pavot
Sur la céramique de l'iris et du point de suspension
Que l'aiguille se noue sur la fausse audace
De l'arrêt dans les gares et du doigt de la pudeur.

C'est en pavant les rues de nids d'oiseaux
Que le piano des mêlées de géants
Fait passer au profit de la famine
Les chants interminables des changements de grandeur
De deux êtres qui se quittent.

C'est en acceptant de se servir des outils de la rouille
En constatant nonchalamment la bonne foi du métal
Que les mains s'ouvrent aux délices des bouquets
Et autres petits diables des villégiatures
Au fond des poches rayées de rouge.

C'est en s'accrochant à un rideau de mouches
Que la pêcheuse malingre se défend des marins
Elle ne s'intéresse pas à la mer bête et ronde comme une pomme

Le bois qui manque la forêt qui n'est pas là
La rencontre qui n'a pas lieu et pour boire
La verdure dans les verres et la bouche qui n'est faite
Que pour pleurer une arme le seul terme de comparaison
Avec la table avec le verre avec les larmes
Et l'ombre forge le squelette du cristal de roche.

C'est pour ne pas laisser ces yeux les nôtres vides entre nous
Qu'elle tend ses bras nus
La fille sans bijoux la fille à la peau nue
II faudrait bien par-ci par-là des rochers des vagues
Des femmes pour nous distraire pour nous habiller
Ou des cerises d'émeraude dans le lait de la rosée.

Tant d'aubes brèves dans les mains
Tant de gestes maniaques pour dissiper l'insomnie
Sous la rebondissante nuit du linge
Face à l'escalier dont chaque marche est le plateau d'une balance

Face aux oiseaux dressés contre les torrents
L'étoile lourde du beau temps s'ouvre les veines.


Paul Eluard

# Gepost op woensdag 11 februari 2009, 07u12

Gewijzigd op woensdag 11 februari 2009, 08u38

Andy Warold

Andy Warold
WAROLD

Tout est plus glamour quand vous le faites sur votre lit. Même peler des pommes de terre.

# Gepost op woensdag 11 februari 2009, 07u31

Gewijzigd op woensdag 11 februari 2009, 08u30